Point De Vue De La Société Algérienne De Chirurgie Endocrinienne & Viscérale SACHEV

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L’Algérie à travers la COVID 19 – 1ére Partie

La pandémie de Covid-19 est une crise sanitaire majeure provoquée par une maladie infectieuse émergente apparue fin 2019 en Chine continentale, la maladie à coronavirus 2019, dont l’agent pathogène est le SARS-CoV-2. Ce virus est à l’origine d’une pandémie, déclarée le 11 mars 2020 par l’Organisation mondiale de la santé. En Algérie, elle se propage à partir du 25 février 2020 lorsqu’un ressortissant italien est testé positif au SARS-CoV-2.

À partir du 1er mars 2020, un foyer de contagion se forme dans la wilaya de Blida, seize membres d’une même famille ont été contaminés par le coronavirus lors d’une fête de mariage à la suite de contacts avec des ressortissants algériens en France. Progressivement, l’épidémie se propage pour toucher toutes les wilayas algériennes. D’autres cas de Covid-19 sont ensuite détectés. Dans ce pays de 44 millions d’habitants il y a eu, au 7 août 2021 selon les chiffres officiels, un total de 180 350 malades, et un total de 4 510 décès, mais ces chiffres sont largement sous-estimés selon les experts. La Deuxième vague a commencé le 12 mars 2021, avec 7 cas duB1.1.7 dans les villes d’ALGERet de BLIDA et 13 cas duB.1.525 dans les wilayas d’Alger, de TEBESSA, de SOUK AHRAS, d’IN SALAH et d’OUAGLA. Le 31 mars, 37 cas du variant B1.1.7 et B.1.525 sont confirmés, le premier variant dans les Wilayas d’Alger, de Blida, de Médéa et d’Ourgla, le deuxième variant, dans les Wilayas d’Alger, de Blida, d’EL OUED, de Djelfa, d’IN SALAH et d’OUARGLA. Durant le mois de juillet, l’Algérie connaît une forte augmentation du nombre de cas enregistrés. Elle dépasse son record avec 1350 nouveaux cas signalés le 23 juillet, atteignant un total de 159 563 cas recensés dans le pays.

La situation se dégrade rapidement. L’institut Pasteur d’Algérie annonce un fort taux d’infections au variant Delta qui représente 71 % des virus en circulation et dont l’activité est en forte progression.

Le manque d’oxygène ou son absence dans certaines régions, dus à une mauvaise logistique ou à un manque de production, accentue les effets de la crise sanitaire. Le ministre algérien de la Santé annonce la création d’une Cellule nationale pour l’oxygène le 21 juillet. Durant cette même semaine, c’est la société civile qui se mobilise afin d’endiguer la propagation de la pandémie. Des réunions d’urgence sont organisées dans les villages, notamment dans la région kabyle, afin de décider du confinement et du renforcement des mesures sanitaires.

Le 25 juillet, l’hôpital de Setif déplore plusieurs morts pour cause de manque d’oxygène. C’est le cas dans plusieurs centres de soins en Algérie, dont les médecins tirent la sonnette d’alarme et déplore un manque de moyens et une pénurie d’oxygène. Les malades se retrouvent livrés à eux-mêmes et il revient à leurs proches de leur procurer des respirateurs et des bonbonnes d’oxygène. En outre, selon des professionnels de la Santé, les chiffres officiels du nombre de décès au quotidien annoncés par le ministère algérien de la Santé est loin de refléter la réalité.

Les collectifs d’aide aux malades ont de leur côté organisé une action « Urgence Algérie COVID-19 » dans le but de récolter des dons et d’aider les hopitaux, le personnel soignant et les malades en Algérie. Cette action, à laquelle ont participé plusieurs personnalités algériennes,.

Au cours du mois il y a 31 766 nouveaux cas et 538 décès, portant le nombre de cas à 171 392 dont 4 254 décès.

Au cours du mois de Novembre il y a eu 4 079 nouveaux cas et 151 décès, portant le nombre de cas à 210 531 dont 6 071 décès.

Limitation des rassemblements

Le 10 mars 2020, le ministère de la Santé, annonce l’interdiction des rassemblements sportifs, culturels, politiques, salons et foires et annonce que les matchs de football se dérouleront sans public.

Le président de la République dans l’après-midi du 12 mars 2020, a ordonné la fermeture de toutes les écoles (trois cycles d’enseignement : primaire, moyen et secondaire), les universités, les centres de formation professionnelle, ainsi que tous les établissements d’enseignement, à compter du 12 mars jusqu’à la fin des vacances du printemps le 5 avril, à l’exception des facultés où se déroulent des examens de rattrapages.

Le 17 mars 2020, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, a ordonné, la fermeture de toutes les mosquées et les lieux de culte sur le territoire algérien et la suspension de toutes les prières collectives jusqu’à nouvel ordre. L’appel à la prière est cependant maintenu.

Le 19 mars, de nouvelles mesures sanitaires ont été prises par le président de la République, lors d’une réunion complémentaire à la séance de travail du 17 mars, ordonné la suspension de tous les moyens de transport en commun publics et privés à l’intérieur des villes et inter-wilaya ainsi que le trafic ferroviaire, la démobilisation de 50 % des employés avec maintien du salaire, la démobilisation des femmes travailleuses ayant des enfants en bas âge et la fermeture temporaire des Cafés et restaurants dans les grandes villes. Ces mesures s’appliqueront du 22 mars au 4 avril, prolongeables en fonction de la situation.

Restrictions de Voyage

Le 3 février 2020, la compagnie aérienne nationale Air Algérie annonce la suspension de ses vols vers la Chine en raison de l’épidémie du Covid-19.

Le 9 mars, Air Algérie suspend temporairement ses vols à destination de Milan en Italie à partir du 10 mars.

Le 12 mars, l’Algérie et le Maroc conviennent de suspendre temporairement les vols.

Le 13 mars, Air Algérie a décidé de suspendre temporairement tous ses vols de et vers la France au départ des villes de Sétif, Batna, Tlemcen, El Oued, Biskra, Chlef, Béjaïa et Annaba et de les réduire au départ d’Alger, Oran et Constantine à partir du 14 mars au 4 avril 2020, et de suspendre tous ses vols de et vers l’Espagne à compter du 16 mars au 4 avril 2020.

Le 15 mars, le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, après concertation avec son homologue français Édouard Philippe, a ordonné la suspension temporaire à partir du 17 mars de toutes les liaisons aériennes et maritimes entre l’Algérie et la France.

Le 16 mars, l’Algérie suspend temporairement les dessertes aériennes de voyageurs à destination ou en provenance de Tunisie, Égypte, États arabes unis, Qatar et Jordanie, applicable à partir du 17 mars 2020.

Le 17 mars, le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad et son homologue tunisien, Elyes Fakhfakh, ont convenu d’un commun accord de la fermeture de la frontière terrestre entre l’Algérie et la TunisieLe jour même, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ordonne dans un discours à la nation la fermeture de toutes les frontières terrestres avec les pays voisins et la suspension immédiate de toutes les liaisons aériennes et maritimes de et vers l’Algérie.

Le 30 mars, le ministère de l’Éducation nationale annonce la prolongation des vacances scolaires de printemps au 19 avril 2020.

Le 2 mai 2021, toutes les activités de l’Office national de la Culture et de l’Information sont suspendues.

La Vaccination

Le 14 décembre 2020, Le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du conseil scientifique chargé du suivi de l’épidémie de coronavirus en Algérie et président du Conseil national de l’Ordre des médecins, déclare : “L’Algérie a opté pour la prudence. On acquerra le vaccin qui soit tout d’abord efficace et bien éprouvé avec un dossier solide et qui sera agréé par toutes les instances sanitaires internationales, en particulier l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et sa plateforme COVAX dont l’Algérie est membre. Le vaccin devra être facile d’utilisation et adapté à notre système de vaccination qui existe déjà (polycliniques). On ne peut vraisemblablement pas opter pour des vaccins qui nécessitent une conservation dans des conditions très particulières (très basses températures). Le choix du vaccin obéit aussi au souci qu’il n’y ait pas d’effets secondaires à court ou à moyen terme”262.

Le 20 décembre 2020, le président de la République demande au Premier ministre « de réunir en urgence le gouvernement pour choisir un vaccin et commencer la vaccination en janvier ». Le 30 décembre, le porte-parole du gouvernement annonce l’acquisition de doses du vaccin russe Spoutnik V et le 13 janvier 2021, le gouvernement annonce également la commande d’un vaccin chinois. La compagne de vaccination est lancée le 31 janvier 2021, par 80 000 doses de Spoutnik V.

L’Algérie reçoit, en fin janvier 2021, 50 000 doses de Spoutnik V, et de vaccin de AstraZeneca ; ainsi qu’un don de 200 000 doses par la Chine de vaccin Sinopharm à la fin de février 2021267. En avril 2021, 364 800 doses d’AstraZeneca sont réceptionnées à Alger, un don du programme Covax.

Le 21 mai 2021, sont réceptionnées 758 400 doses du vaccin AstraZeneca du programme Covax puis, au cours du même mois, 170 000 doses du vaccin Spoutnik V.

Aides Internationales

Le 27 mars, la Chine envoie en Algérie une équipe médicale composée de 13 médecins et 8 infirmiers et une quantité de matériel sanitaire dont 500 000 masques chirurgicaux, 50 000 masques N95, 2 000 tenues de protection ainsi que des masques médicaux et respirateurs. Les équipements médicaux d’une valeur de 450 000 dollars ont été donnés par le géant du BTP China State Construction. La Chine a également proposé de construire un hôpital en Algérie, d’après la presse locale.

Le 31 mars, le président de la République annonce que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont proposé une aide financière sans intérêt de 130 millions de dollars afin d’aider l’Algérie pour faire face à la propagation du coronavirus