Société Algérienne de Chirurgie
Endocrinienne et Viscérale

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COMMENT SE PRÉPARER POUR UNE ENDOSCOPIE HAUTE OU BASSE?

L’endoscopie digestive haute est l’observation de l’intérieur de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum (première partie de l’intestin grêle). Cet examen est également nommé endoscopie œsogastroduodénale ou fibroscopie œsogastroduodénale ou gastroscopie.

On réalise cet examen grâce à un endoscope ou gastroscope introduit par la bouche ou le nez. Il s’agit d’un tube souple équipé d’une caméra miniature, d’une lampe et de divers instruments chirurgicaux selon les besoins (pinces, aiguilles, fils, instruments de coagulation…)

L’endoscope permet :

  • d’observer les parois de cette partie du tube digestif à la recherche de lésions présentes dans diverses maladies( reflux gastro-oesophagien, ulcère gastro-duodenal, maladie de Crohn..), varices œsophagienne présentes en cas de cirrhose du foie, dyspepsie, cancer de l’œsophage ou de l’estomac…) ;
  • de réaliser, grâce à des instruments chirurgicaux, des gestes :
    • un prélèvement ou biopsie en vue de l’analyse du tissu ;
    • l’ablation d’une tumeur bénigne ou d’un corps étranger ingéré et bloqué au niveau du tube digestif (arête de poisson, fragment d’os de poulet, etc.);
    • la coagulation de vaisseaux sanguins (par exemple de varices œsophagiennes).

L’endoscopie digestive haute est pratiquée par un médecin gastro-entérologue :

  • soit sous anesthésie générale classique (en particulier si une intervention chirurgicale est programmée) ou légère (sédation) ;
  • soit sous anesthésie locale (cette dernière permettant d’éviter les nausées lors de l’introduction de l’endoscope dans l’œsophage).

Comment bien se préparer pour une endoscopie Haute ?

Il est nécessaire d’être à jeun pour l’examen. De ce fait, ne prenez ni aliment, ni boisson ni médicament dans les 6 heures avant votre arrivée à l’hôpital (ou selon les indications du médecin prescripteur). Par ailleurs, ne fumez pas durant le même délai car le tabac augmente les sécrétions de l’estomac.

Quelle est la durée d’une endoscopie ?

Quelle est la durée de l’examen ? L’examen dure en moyenne 10 à 20 minutes. L’ensemble de la procédure (installation dans la salle d’examen, administration de la sédation, réalisation de l’examen, réveil et retour dans la salle de repos) peut cependant prendre 1 heure.

Quand manger après une endoscopie ?

Quand puis-je à nouveau manger et boire après une endoscopie ? Après une gastroscopie ou une coloscopie purement diagnostique, vous pouvez à nouveau manger et boire immédiatement après l’examen.

Comment se déroule une endoscopie digestive haute ?

Il introduit progressivement le câble jusqu’à l’endroit le plus bas qu’il souhaite examiner (estomac ou intestin grêle). Ensuite, il retire progressivement et lentement l’endoscope et, grâce à la caméra, il examine l’intérieur de l’intestin grêle (le cas échéant), de l’estomac puis de l’œsophage.

Comment se passe une endoscopie sans anesthésie ?

L’examen utilise un appareil souple appelé endoscope qui est introduit par la bouche. Le plus souvent, vous êtes installé (e), couché (e) sur le côté gauche. Si vous faites cet examen sans anesthésie générale : l’examen n’est pas douloureux.

L’ENDOSCOPIE BASSE OU COLONOSCOPIE

La coloscopie ou endoscopie digestive basse est un examen médical qui permet d’étudier la paroi interne du côlon et du rectum. L’objectif de l’examen est de
comprendre l’origine de symptômes et de détecter des anomalies qui peuvent être des signes éventuels de maladie, notamment cancéreuse.
Au cours de la coloscopie, des échantillons de tissus qui semblent anormaux peuvent être prélevés. Ces prélèvements, appelés biopsies, sont ensuite analysés afin de confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.
La coloscopie avec biopsie est l’examen de référence pour le diagnostic des cancers colorectaux et lors du suivi après le traitement.

La coloscopie est réalisée par un gastro-entérologue sous anesthésie générale dans un établissement de soins. L’instrument utilisé est un endoscope ou
coloscope qui est un tube fin de 1,50 mètre environ, équipé à son extrémité d’une source lumineuse, d’une caméra miniature et d’un canal opérateur permettant l’utilisation de petits instruments notamment pour réaliser des prélèvements. Il est inséré par l’anus. Un système de commande permet de le faire pivoter pour obtenir en direct des images de tout l’intérieur du côlon et du rectum. Celles-ci s’affichent sur un écran, consultées en direct par le médecin. Lors de la coloscopie, des polypes( une petite excroissance qui peut se développer à l’intérieur de différents organes. C’est une tumeur bénigne qui peut se transformer en cancer) peuvent être retirés et des biopsies effectuées grâce à des pinces insérées via le canal opérateur du coloscope. Les polypes et les échantillons de tissu prélevés sont ensuite analysés pour confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

CONSIGNES PARTICULIÈRES POUR L’EXPLORATION DU CÔLON
PRÉPARATION AVANT L’EXAMEN
Une préparation colique est nécessaire pour vider votre côlon de la totalité des matières fécales. Elle associe un régime alimentaire sans résidus et la prise de laxatifs à forte dose ou sous forme d’un liquide à boire. Cette préparation vous est prescrite par votre médecin. Les trois jours qui précèdent l’examen, vous devez suivre un
régime sans fibres alimentaires (aussi appelés sans résidus) afin que les parois de vos intestins soient nettoyées de toute matière fécale et puissent être observées
le plus nettement possible. Les aliments à supprimer sont le pain, les céréales, les viandes fibreuses, ainsi que les légumes et fruits. Il vous sera remis une liste précise de ces aliments à proscrire. Avant l’examen, vous boirez en une ou deux prises environ 2 litres d’un liquide destiné à préparer l’intestin. Ce produit prescrit par votre médecin est à commander à la pharmacie. Il est directement évacué par les selles et ne provoque pas de douleur. Si vous n’avez pas pu absorber toute la quantité de liquide
prescrit, vous devez en informer l’équipe médicale. Sachez que si la préparation n’a pas été correctement effectuée, l’examen peut être reporté.

COMMENT SE DÉROULE UNE COLOSCOPIE?
L ‘examen est réalisé sous anesthésie générale en ambulatoire, ce qui signifie que vous n’aurez pas besoin d’être hospitalisé et pourrez rentrer chez vous le jour même. Vous devrez néanmoins être accompagné pour quitter l’établissement. Parfois une nuit d’hospitalisation pour surveillance est nécessaire.
À votre arrivée dans le service, vous êtes accompagné dans votre chambre ou le vestiaire pour y déposer vos effets personnels et revêtir la blouse en tissu ou en papier qui vous est remise. L’infirmier vérifie que vous avez respecté les consignes de préparation pour le lavage du côlon. Ensuite, vous êtes conduit au bloc opératoire ou en salle d’endoscopie où le gastroentérologue vous réexplique le déroulement de l’examen. Une fois que vous êtes endormi, le médecin introduit progressivement le tube par l’anus, puis le rectum et remonte le long du côlon aussi appelé gros intestin. Afin de permettre la progression de l’endoscope, le médecin insuffle de l’air via le tube afin de déplisser les plis du côlon. Grâce à la caméra, il examine les parois du rectum, puis du côlon dont les images apparaissent simultanément sur l’écran de contrôle. Il peut effectuer des prélèvements de tissus s’il constate des anomalies ou retirer des polypes. Tout ce qui a été retiré est ensuite analysé en laboratoire.
Lorsque le médecin a terminé son examen, il aspire l’air qui reste.
L’examen complet dure environ 20 minutes.À la fin de l’examen, vous êtes installé en salle de réveil puis dans une chambre ou un box. Après une surveillance de
2 heures minimum par l’équipe médicale, il est possible de boire, puis de manger. Vous pouvez ensuite quitter l’établissement, accompagné d’un proche.

Les médicaments anticoagulants fluidifient le sang. Avant l’examen, ils doivent être arrêtés temporairement avec l’avis et selon les consignes du médecin.

TP & INR : normes et calcul chez les patients sous Anti-Vitamines K

Le TP (taux de prothrombine) et l’INR (International Normalized Ratio) sont les deux examens de référence à réaliser pour les patients sous antivitamine K (AVK). Les Anti-Coagulants Oraux Directs (AOD ), quant à eux, ne requièrent pas la mesure du TP ou de l’INR, et sont plus simples à surveiller.

Qu’est-ce que le TP et l’INR ?

Le TP et l’INR sont des examens de biologie utilisés dans la surveillance et la prise en charge des patients sous anti-coagulants, et plus particulièrement des patients sous antivitamine K (AVK).

 Le TP correspond au taux de prothrombine, il sert au calcul de l’INR. Il permet de mesurer le temps de saignement et de coagulation du plasma en présence d’un réactif, la thromboplastine. Il permet ainsi d’explorer les facteurs de la coagulation, dont la vitamine K dépendant. Cependant, le résultat dépend pour beaucoup du réactif utilisé et des techniques réalisées par le laboratoire. C’est pourquoi, selon le laboratoire, le résultat n’est pas toujours le même. C’est ici que l’INR intervient : il permet de rapporter le résultat du TP par rapport à une norme standardisée.

L’INR (International Normalized Ratio) est le rapport du TP (taux de prothrombine) du patient sur le TP du témoin, multiplié par un index de calibration international. Il existe désormais des appareils mobiles qui permettent de faire le calcul de l’INR et du TP, sans passer par un laboratoire. Ces appareils, qui ressemblent à un glucomètre, sont utiles pour les patients qui sont sous surveillance étroite et fréquente.

Le calcul de l’INR et du TP n’est pas nécessaire dans la surveillance des AOD, ce qui les rend plus simples à surveiller, à gérer ou à prescrire, tant pour les infirmiers, que les médecins ou les patients. Les AOD nécessitent surtout de surveiller la fonction rénale (principale contre-indication). La surveillance des héparines passe généralement par la surveillance des plaquettes sanguines, une héparinémie et le test TCA (temps de céphaline activée).

La surveillance de l’IRN dans les traitements par AVK

Les antivitamines K (AVK) ont pour but de bloquer les facteurs vitamine K dépendants, et notamment le facteur II (prothrombine).

La surveillance biologique des antivitamines K (les médicaments Sintrom, Coumadine ou Préviscan, par exemple) est composée du TP et de l’INR, en plus de la surveillance du risque hemorragique*. Il est important d’avoir les deux tests pour la surveillance des AVK, car l’INR se calcule d’après le TP du patient. L’objectif est d’avoir des résultats en harmonie (TP et INR).

Au début de la prise en charge, l’examen de TP et INR (prise de sang) doit être réalisé deux fois par semaine pendant un mois. Il peut ensuite être réalisé une fois par semaine, puis, si les résultats sont normaux, espacé tous les 15 jours. Dans le cas d’une décoagulation sous AVK, il faut rechercher une valeur cible entre 2 et 3. Dans le cas d’une valve cardiaque mécanique, le taux à rechercher est situé entre 4 et 5. Tous les patients n’ont donc pas la même fréquence de calcul du TP et de l’INR selon leur situation.

Les AVK sont moins prescrits de nos jours, car ils nécessitent une surveillance plus importante que les AOD ou les héparines. Les AOD sont plus souvent prescrits, car ils sont tout aussi efficaces, plus simples à utiliser, et le taux de saignement est moins élevé (les AVK provoquent plus souvent des hémorragies cérébrales alors que les AOD engendrent plutôt des saignements digestifs). Cependant, un patient avec des résultats stables sous AVK peut le rester, il n’est pas indispensable de lui changer son traitement. 

La surveillance du risque hémorragique chez le patient sous anticoagulants*

L’accident hémorragique est le principal risque chez le patient sous anticoagulants. L’infirmier doit donc assurer une surveillance attentive, en vérifiant les signes d’hémorragie, et plus particulièrement d’accident hémorragique grave (même si l’hémorragie non grave doit aussi être surveillée).

En principe, le risque hémorragique doit être surveillé lorsque l’INR est supérieur à 4. La surveillance passe par la recherche des signes d’hémorragie, et plus particulièrement des signes qui indiquent une gravité :

  • une instabilité hémodynamique (signe de collapsus) ;
  • une polypnée ;
  • une cyanose et des froideurs extrêmes ;
  • des marbrures périphériques ;
  • un pouls filant ;
  • des troubles de la conscience ;
  • une agitation ;
  • une saturation en oxygène imprenable.

Ces signes d’hémorragie grave doivent alerter les infirmiers et les médecins. Toutefois, certaines hémorragies sont débutantes et sans gravité, mais il est important de les surveiller tout de même lorsque le patient est sous anticoagulants.

Bien qu’elle soit mineure, une hémorragie soulève certaines questions :

  • s’assurer que le traitement anticoagulant est toujours indiqué ;
  • vérifier la balance bénéfices-risques du traitement anticoagulant ;
  • vérifier si les comorbidités et si les médicaments associés ont changé ;
  • discuter de l’arrêt définitif des médicaments ;
  • se demander si l’accident n’aurait pas pu être évité ;
  • essayer de mettre en place des mesures correctives.

Il ne faut pas négliger le risque de thrombopénie induite par héparine (TIH), même si c’est une complication rare. La thrombopénie induite par héparine peut survenir quels que soient la posologie et le mode d’administration. 

NOVEMBRE BLEU: Sensibiliser nos patients sur le risque du cancer de la Prostate

Cancer de la prostate : oui au dépistage !

Le cancer de la prostate est un cancer du sujet âgé : il apparaît rarement avant 50 ans, et l’incidence augmente très rapidement avec l’âge. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un adénocarcinome, c’est-à-dire qu’il se développe à partir des cellules de la glande. Les autres formes sont rares (de l’ordre de 3%).

Le Diagnostic

Aujourd’hui, le diagnostic est souvent porté à un stade précoce où les symptômes sont absents et les perspectives de guérison sont très bonnes. Par ailleurs, des symptômes liés à un adénome prostatique concomitant, mais sans lien avec la présence d’un cancer, peuvent se manifester. C’est la raison pour laquelle des examens doivent être conduits.

Les symptômes

Dans la plupart des cas, le cancer de la prostate est une tumeur qui évolue lentement et qui n’entraine pas de symptômes. Seuls les cancers métastatiques entrainent douleurs osseuses, compression neurologique, fractures osseuses, perte de poids et/ou fatigue. Rarement, l’évolution locale peut générer des difficultés à uriner.

Le diagnostic précoce, un choix à faire avec son médecin

Des recommandations controversées

Un marqueur biologique des tissus prostatiques peut être dosé dans le sang : le PSA ou Prostate Specific Antigen. Seul problème : il n’est pas spécifique du cancer, mais des tissus prostatiques. Le dosage du PSA permet donc de révéler une éventuelle anomalie de la prostate. Mais cette anomalie ne signifie pas forcément qu’il s’agit d’un cancer. En effet, un adénome (une simple augmentation de la taille de la prostate), aussi bien qu’une prostatite (infection de la prostate) provoquent une augmentation du taux de PSA.

Dans le cadre d’un dépistage, un dosage élevé donnera donc l’alerte à tort dans un nombre non négligeable de cas. Par ailleurs, les épidémiologistes doutent de l’efficacité du dépistage systématique sur une diminution de la mortalité par cancer de la prostate. Enfin, le coût des examens pratiqués n’est pas négligeable. Certains experts s’oppose ainsi à la systématisation de ce dépistage.

Pour les urologues, tout homme entre 50 et 70 ans pourra donc bénéficier une fois par an du dosage du taux de PSA. Si ce taux est très élevé, le patient sera adressé au spécialiste pour une biopsie prostatique. S’il est simplement un peu élevé, il faudra pratiquer des dosages biologiques supplémentaires et éventuellement une biopsie.

Chez les hommes de moins de 50 ans, inutile de doser quoi que ce soit, sauf dans le cas particulier de familles où les cancers de la prostate sont nombreux. Dans ce cas, il faudra envisager un dépistage à partir de 45 ans.

Après 70 ans, on considère que le dépistage devient inutile, car le cancer est à cet âge d’évolution lente et que le pronostic vital du patient ne sera pas directement du au seul cancer.

Des tests plus performants à l’avenir

Bien entendu, cette attitude conduira à pratiquer quelques biopsies « inutiles » et à inquiéter inutilement quelques patients. Mais des tests génétiques sont actuellement à l’étude. Ils devraient être opérationnels d’ici deux ou trois ans. Affinant la précision du dépistage, il permettront de diminuer le taux de “faux positifs” aux tests PSA.

Qu’est-ce qu’un Dépistage?

Recherche d’une maladie chez une personne en bonne santé apparente avant l’apparition de tout symptôme. Un dépistage peut être individuel ou collectif comme le dépistage organisé du cancer du sein, par exemple.

Dans une population en bonne santé, le dépistage permet d’identifier des personnes atteintes d’une maladie. En général le dépistage repose sur la réalisation d’examens ou de tests de dépistage (prise de sang, radiographie, …).

Ces tests de dépistage permettent de faire le tri entre des personnes en bonne santé mais qui sont probablement atteintes d’une maladie et celles qui n’ont probablement pas cette maladie. Les tests de dépistage ne permettent pas de diagnostiquer la maladie. Les personnes identifiées comme probablement atteintes d’une maladie auront d’autres examens (diagnostiques) qui confirmeront ou non la présence de la maladie.

Dépister permet de prendre en charge très tôt les personnes atteintes d’une maladie, parfois avant même l’apparition de symptômes. Savoir très tôt que ces personnes ont la maladie permettra de mettre en place un traitement. Plus le traitement est démarré tôt, et plus il sera efficace. Il sera plus facile de guérir de la maladie ou d’éviter les complications de la maladie.

Quel est l-objectif d’un dépistage?

Un dépistage vise à détecter la présence d’une maladie à un stade précoce chez des personnes a priori en bonne santé et qui ne présentent pas encore de symptômes apparents. L’objectif est de diagnostiquer la maladie le plus tôt possible afin de la traiter rapidement et ainsi freiner ou stopper sa progression.

Quels sont les différents types de Dépistage?

Le dépistage est un test médical qui peut prendre plusieurs formes en fonction de la maladie à dépister :

  • Prise de sang ;
  • Radiographie ;
  • Biopsie ;
  • Examen médical.

Quelle est la différence entre le dépistage et le Diagnostic?

Les tests de dépistage se distinguent des tests diagnostiques d’au moins deux façons. Premièrement, l’objectif d’un test de dépistage est d’estimer la probabilité d’existence d’une maladie, et non pas de déterminer la présence ou l’absence d’une maladie (test diagnostique).

Comment se fait un dépistage?

Comment faire un dépistage ?

  • Test de dépistage classique. Il s’agit d’un test réalisé par une prise de sang.
  • Test Rapide à Orientation Diagnostique (TROD) Il s’agit d’un test réalisé avec de la salive ou une goutte de sang, avec un résultat en quelques minutes. …
  • Autotest.

Le Dépistage Néonatal

Le dépistage néonatal recherche 6 maladies chez les enfants quelques jours après leur naissance. Les maladies recherchées sont rares, mais elles peuvent être graves si elles ne sont pas prises en charge dès les premiers jours de vie de l’enfant.

L’objectif du dépistage néonatal est de repérer très tôt des bébés atteints d’une de ces maladies, avant même l’apparition des premiers signes. Cela permet de mettre en place un traitement et de limiter les complications liées à la maladie.

Pour le dépistage néonatal, quelques gouttes de sang sont prélevées au bébé. L’analyse de ces gouttes de sang permettra de faire le tri entre les enfants en bonne santé mais probablement atteints pas une des 6 maladies recherchées et les enfants qui n’ont probablement pas ces maladies. Les enfants identifiés comme probablement atteints par une de ces maladies auront d’autres examens pour confirmer ou non la présence d’une maladie

Les examens réalisés dépendent de la maladie suspectée. Il peut s’agir d’une nouvelle prise de sang, d’une analyse génétique ou d’un examen d’imagerie (échographie, …)